“On vit quand on vit”, phrase anodine d’un mec bourré, tirée de Vacances dans le coma de Frédéric Beigbeder.
Phrase tout à fait innocente et banale semble-t-il au premier abord. Pour moi, elle revêt une autre dimension depuis quelques temps, plus exactement, depuis le jour où mon oreille droite s’est vue hantée par un sifflement continuel. L’insouciance des premiers jours a fait place à une réelle inquiétude lorsque ce charmant petit bruit a commencé à venir plus que perturber mes nuits. S’en est suivi entre autres des bourdonnements et des vertiges. Bien triste souvenir d’un haut-parleur lors d’un réveillon de la Saint Sylvestre…
Alors, effectivement, “On vit quand on vit” et on ne s’en rend pas compte dans l’instant.
C’est le genre de péripétie qui vous fait relativiser beaucoup de choses et regretter d’avoir trop joué avec sa santé. Serait-il arriver la même chose si je n’avais pas écouter mon ipod à fond depuis que je le possède? Dieu seul le sait.
Aussi, aujourd’hui, après plusieurs traitements médicamenteux pour estomper les effets indésirables, je suis dans l’attente d’un diagnostic définitif à propos de mon audition et prêt à suivre n’importe quel traitement limiter les dégats.
Chaque moment de répis est un véritable bonheur faisant passer pour des broutilles les autres problèmes que ceux de santé.